Protection de l’Environnement : Les journalistes de la CEDEAO s’approprient le combat

Le siège local de la CEDEAO a connu une ambiance inhabituelle le mardi 20 Novembre. La raison : les locaux de ladite institution ont abrité la cérémonie de récompense du grand prix  CEDEAO de la plume pour la protection de l’environnement et du développement durable.

« Sauvons le climat« , tel était le thème de la première édition du Grand prix  CEDEAO de la plume pour la protection de l’environnement dont l’honneur est revenu au Sénégalais N’Diolmaka Seck dans la catégorie Presse écrite.

Dans la catégorie télé, le prix de l’encouragement est  attribué à l’Ivoirien Andy Costa. Celui de la radio n’a pas été décerné pour des raisons de non respect des règles de l’art du métier.

A côté de cette spécialité, le prix meilleur ami du climat a été octroyé aux entreprises telles que la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (Cnps), le cabinet Incognito…

Le  Prix CEDEAO du Meilleur journaliste pour la protection de l’environnement et du développement durable est Initié par l’Organisation des Journalistes Professionnels de Côte d’Ivoire (OJPCI).  Il  a pour objectif d’ériger les journalistes de la CEDEAO en porteur de vision : celle de la responsabilité écocitoyenne, à s’approprier l’entièreté de ce combat louable et noble tout en associant toutes les couches sociales.

Le représentant résident, Babacar Carlos Mbaye, évoque la nécessité de réfléchir sur la question de la responsabilité de tous :  » La prise en compte de la situation environnementale s’impose aujourd’hui. Avec pour objectif de vivre dans un environnement sûr et de qualité. La Communauté des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) s’invite aux défis actuels de la gouvernance environnementale. De plus en plus les citoyens de la sous-région sont intégrés, et la nécessité de la libre circulation des biens et des personnes dans l’espace se fait de plus en plus ressentir ».

Pour Yro Olivier, le président de l’OJPCI, les journalistes professionnels jouent un rôle prépondérant dans ce processus. Celui d’ « assurer pleinement leur responsabilité d’éveilleur de conscience afin de contribuer à mettre hors de danger la planète« .

En effet, plusieurs enjeux couvrent de multiples aspects. Il s’agit notamment de préserver et gérer les risques majeurs naturels et technologiques, de réduire le gaz à effet de serre afin de limiter la variabilité climatique, l’aménagement des territoires durables (les villes et les campagnes), la maîtriser les transports (des humains, des marchandises et du bétail), a préservation ou la restauration de la qualité de l’air, de l’eau, des écosystèmes.

« L’un des défis majeurs de l’agriculture concerne notre environnement : l’agriculture de demain doit s’inventer plus économe en ressources naturelles et plus respectueuse de l’environnement, et cela, en étant plus productive. L’agriculture et l’élevage participent aujourd’hui largement à la dégradation de l’environnement puisqu’ils seraient responsables de 30 % des émissions de gaz à effet de serre, une part en hausse de 75 % par rapport à 1990, à travers la déforestation, l’utilisation d’engrais chimiques comportant des composants pétroliers« , révèle Aboua Moïse, Directeur de cabinet et représentant du Ministre de l’Environnement et du Développement Durable.

Il ajoute que les changements climatiques auxquels doivent faire face les citoyens de la sous-région ouest africaine constituent un défi, plus encore pour l’Afrique, qui en subit les effets dévastateurs. Alors qu’elle ne contribue que pour 2,3% aux émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Les Journalistes ont donc pour tâche, d’informer et de sensibiliser afin de sauver le climat.

Léonce Kouadio

 

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